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Le Temple Blanc, Wat Rong Khun à Chiang Rai

24/03/2020 175 Vues
Vous avez sûrement déjà vu quelque part ce temple à l’allure unique et à la blancheur éclatante. Le Wat Rong Khun ou Temple Blanc en français est de ces édifices uniques que vous ne retrouverez nulle part ailleurs !


L'histoire du Temple Blanc (Wat Rong Khun)

A l’origine il y avait un tout autre Wat Rong Khun, mais en très mauvais état.

Apres des tentatives de restauration, puis finalement leur abandon dans les années 1920, Chalermchai Kositpipat, artiste Thaïlandais, se propose pour rénover le temple sur son propre budget en 1996.

Voulant rendre hommage à sa ville natale de Chiang Rai et au roi Rama IX, Chalermchai Kositpipat entreprit un projet titanesque pour réaliser un bâtiment unique et magnifique.

 

Le Temple Blanc (Wat Rong Khun) est en fait un temple… pas terminé !

Le projet est titanesque et la délicatesse des détails et de l’architecture font que la fin des travaux est estimée à 2070 !

D’ailleurs, après le tremblement de terre de 2014, Chalermchai Kositpipat  voulait carrément tout raser ! Heureusement, des experts l’ont assuré de la sécurité des bâtiments et ont pour ainsi dire, sauvé le temple de son créateur.

La signification du Temple Blanc (Wat Rong Khun)

Tout le temple est conçu pour inciter le visiteur à se rapprocher de la pureté offerte par les enseignements du bouddhisme et à se rapprocher du stade ultime de l’illumination.

Le créateur du Temple Blanc (Wat Rong Khun) a d’ailleurs choisi la couleur blanche pour exprimer la pureté de Bouddha et les morceaux de miroirs incrustés dans les murs servent à relever la blancheur du temple.

Mais ce qui rend le temple unique, c’est sa manière d'encourager les visiteurs à se libérer de leurs désirs, tentations et attachements terrestres et de dénoncer l’illusion que sont nos sociétés modernes.

Le pont du cycle de la renaissance

Le pont du cycle de la renaissance permet d’atteindre le Temple Blanc (Wat Rong Khun) en traversant un petit lac. Vous serez impressionnés par ce pont unique aux côtés duquel des centaines de mains pointant vers le ciel renvoient à ceux qui n’ont pas pu résister à la tentation.
 

Le terme de « renaissance » est récurrent dans les différentes écoles du bouddhisme.

Par exemple, pour l’école du bouddhisme Theravada (la plus répandue), l’Anagami est un pratiquant qui ne renaitra plus que comme deva (divinité hindoue) et atteindra donc le Nirvana.

L’Arahanta est quant à lui un pratiquant ayant définitivement atteint son but et qui s’est donc libéré du cycle des renaissances.

Le cycle des renaissances peut donc être apparenté aux insatisfactions terrestres qui sont censées être résolues par la prochaine vie.

Cependant, ce cycle de renaissance peut être vu comme un cycle qui nous piège envers nos douleurs et souffrances terrestres dont il faut être libre pour atteindre le Nirvana.

Le pont du cycle de la renaissance illustre ainsi la nécessité de marcher sur le droit chemin du bonheur pour éviter de succomber aux vices de nos vies terrestres.

La porte du Ciel

Apres avoir traversé le pont, vous arriverez juste avant l’entrée du temple, gardée par des statues de la Mort et de Rahu.

Si vous avez envie d’en savoir plus sur Rahu :

Rahu était à l’ origine un asura « basique » et donc une divinité démoniaque de la mythologie de l’hindouisme qu’on oppose aux devas qui sont les divinités hindoues.

Un jour, il vola le nectar d’immortalité des dieux, l’amrita, mais, dénoncé par le soleil et la lune, il se fit couper la tête par Indra, le roi des dieux. La tête resta immortelle puisqu’il avait déjà commencé à boire l’amrita, et devint le démon de l’éclipse Rahu.

En effet, selon la légende, pour se venger du soleil et de la lune, il les pourchasse sans cesse pour les dévorer, ce qui provoque l’éclipse, mais comme son corps a été séparé de lui, le soleil et la lune arrivent toujours à s’enfuir.

Il existe le Wat Srisa Thong à Nakhon Pathom, qui est un des rares temples dédiés au culte de Rahu.

Le bâtiment principal, l’ubosot

A l’intérieur du temple se mélangent aux images traditionnelles des représentations modernes de la culture pop, comme Mickael Jackson, Terminator, Harry Potter, Superman ou même Hello Kitty.

Il y a aussi des images modernes comme des attaques terroristes, des explosions nucléaires et autres représentations de la destruction que les hommes font subir au monde.

Avec cette profusion de détails et de blancheur, chaque cm2 du Temple Blanc (Wat Rong Khun) est une véritable œuvre d’art ! Si vous avez la chance de le visiter, portez attention aux détails et aux significations possibles des représentations et si vous souhaitez le voir fini, rendez-vous en 2070 !

A bientot avec Mandarin Road Voyages !

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